
Mes amis d’exil et moi, MM. Hassani Hamadi, ancien gouverneur, Achraf Said Hachim, ancien ministre, Abi Amri, ancien directeur général de Comores Télécom, Soilih Mohamed Soilih, ancien ambassadeur des Comores à l’ONU, Ben Halidi Halid, président de l’Appel de Paris, et tous les autres, nous apprenons avec une vive émotion et une profonde tristesse l’accident de la route survenu hier, lundi 17 novembre à Anjouan et qui a coûté la vie à 11 de nos compatriotes. Ce chiffre est effroyable dans un pays de quelques centaines de milliers d’habitants et nous mesurons le choc qui secoue tout le pays.
Ensemble, nous exprimons nos condoléances les plus attristées aux familles et aux proches des victimes et à toute la communauté nationale avec laquelle nous partageons douleur et solidarité.
Toute tentative de récupération politique de ce drame national est indécente et inacceptable. C’est pourquoi notre indignation et notre dégoût sont grands à la vue de la cérémonie tout en triomphe, qui s’apparente à un moment de campagne électorale, organisée à l’aéroport de Ouani lors de l’arrivée du colonel Azali Assoumani aujourd’hui mardi 18 novembre. Sa tenue de gala, en cette triste occasion en dit d’ailleurs long sur son état d’esprit devant cette tragédie nationale.
Ce bourreau sans merci ne peut décidément pas partager les peines et les douleurs de la nation.
Mohamed Ali Soilihi
Paris, le 18 novembre 2025

Laisser un commentaire